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Tout savoir sur les assurances emprunteurs

Posté le : 12/03/2019

Obtenir le meilleur taux pour emprunter, mettre en concurrence les banques, simuler les remboursements par an, toutes ces manipulations sont familières aux gens qui souhaitent emprunter. En revanche, il est plus rare que l’on soit incollable sur les assurances emprunteurs, alors qu’elles peuvent faire une vraie différence sur le montant total à rembourser ! Voici donc le tour des idées reçues sur les assurances emprunteurs au regard des évolutions de la loi Hamon.

 

L’assurance emprunteur n’est pas obligatoire

L’assurance emprunteur serait-elle une obligation légale ? c’est ce que laissent penser les chiffres donnés par Artémis Courtage, spécialiste du financement immobilier dans un sondage commandé à Opinion Way. Selon l’étude, 93% des Français ayant réalisé un crédit ont souscrit une assurance emprunteur pour couvrir leur emprunt. Pourtant l’assurance emprunteur n’est pas obligatoire, ce sont les organismes prêteurs qui, en l’exigeant presque toujours, ont véhiculé cette idée.


 

Vous n’êtes pas tenus de souscrire votre assurance emprunteur auprès de la banque qui réalise votre prêt

88% des emprunteurs continuent à souscrire leur assurance emprunteur auprès de la banque qui réalise leur prêt. Pourtant depuis janvier 2018, vous n’y êtes plus obligés. 57% de la population interrogée dit avoir entendu parler de ces évolutions (loi Hamon, amendement Bourquin) mais seulement 29% sait vraiment en quoi cela consiste et il semblerait que ces emprunteurs fassent partie des catégories socioprofessionnelles aisées.

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L’assurance emprunteur n’est pas un taux fixe, vous pouvez la négocier

« Il vaut mieux diviser par deux le coût de l’assurance que de gratter un peu sur le taux du prêt », nous explique un courtier en assurances. En effet les banques proposent des assurances de prêt dites « assurance de groupe », à tarif fixe durant tout le prêt alors que vous pouvez souscrire une assurance décès invalidité chez un assureur spécialisé, une option qui permet d’obtenir jusqu’à 50 % d’économies par rapport à l’offre classique d’un banquier.

Car le cout d’une assurance emprunteur n’est pas négligeable. Pour le calculer, il faut multiplier le montant du capital initial par le taux d’assurance, puis par le nombre d’années d’emprunt. Exemple : pour un prêt de 200 000 € sur 15 ans avec une assurance emprunteur à 0,4 %, le coût total de cette dernière sera de 12 000 € (200 000 x 0,4 % x 15 = 12 000)
 

Il faut cependant prêter attention, au niveau de garantie présenté par le contrat de l’assureur délégataire : il doit être équivalent ou supérieur à celui proposé par la banque qui réalise votre prêt. En cas de refus, la banque doit justifier sa décision par écrit à l’emprunteur.